Interstellar

film-interstellarSortie en salles : 2014

Réalisateur : Christopher Nolan

Acteurs :   Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Michael Caine, Matt Damon

Bande-annonce en VF, synopsis,se procurer le film sur PriceMinister

Récompenses : 1 prix et 9 nominations

 

Le commentaire de T. Augustin

Mon coup de cœur :

videos-seo-abondance violetTemporalité    videos-seo-abondance violet Technologie   videos-seo-abondance violetAmour   videos-seo-abondance violetRéalité quantique


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Cooper et sa fille Murphy

Cooper (Matthew McConaughey) est astronaute, pilote hors pair. Il est père de deux enfants, Tom (Timothée Chalamet / Casey Affleck) et Murphy (Foy Mackenzie / Jessica Chastain). Il vit avec son beau-père dans une ferme aux Etats-Unis. Murphy, jeune fille surdouée, détecte la présence d’une entité « fantôme » dans sa chambre. En décodant les messages de celle-ci, Murphy et Copper accèdent sur les lieux d’un programme tenu secret, commandité par la NASA. Le professeur Brand (Michael Caine) et son équipe y projettent le départ de l’être humain vers d’autres planètes. Le motif : des conditions de vie terrestre devenant de plus en plus inhospitalières avec une diminution de la qualité d’air respiré et une pénurie des denrées alimentaires.

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Le trou de ver

Le professeur Brand convainc Cooper de participer à l’expédition. Objectif : se rendre aux abords de Saturne. Il s’y trouve une anomalie gravitationnelle générant une perturbation de l’espace-temps, où se trouverait un trou de ver… Celui-ci conduirait vers de nouvelles étoiles, notamment 12 planètes, dont 3 sont potentiellement habitables. Une précédente mission, 10 ans plus tôt, avait occasionné une première expédition et l’envoi d’astronautes vers ces planètes (projet Lazare).

Dans un plan A, une population humaine partirait à l’aide du centre spatial qui en réalité est une navette. Dans un plan B, il s’agirait de développer une colonie à partir d’échantillons génétiques humains.

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Cooper et Amélia

Cooper et Amélia, la fille du Pr Brand (Anne Hataway), parviennent sur une première planète inhospitalière ou Miller, astronaute du projet Lazare, y est décédé. Leur seconde tentative les conduit vers une planète tout aussi inhospitalière dans laquelle les attire le Dr Mann (Matt Damon).

 

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La planète du Dr Mann

Si Cooper souhaite revenir au plus tôt sur terre, il sait que chaque heure passée dans l’espace à grande vitesse correspond a plusieurs années sur terre. Aussi, en traversant un trou de ver et le temps, Cooper, grâce à des entités du futur qui l’accompagnent, réussira à donner à Murphy les éléments d’une formule qui sauvera une partie de la population terrestre.


zoom2Zoom scénaristique

Après Inception, Christopher Nolan démontre à nouveau son intérêt pour la multi-dimension de l’être humain. Interstellar est, dans une certaine perspective scénaristique, comparable à 2001 odyssée de l’espace, de Stanley Kubric (chef d’œuvre du 7ème art)

Concept clé du film : le temps

Musique : nouvelle collaboration réussie entre Christopher Nolan et Hans Zimmer. 

Symboliques :

  • La montre : qui permettra le contact entre Cooper et sa fille, le dénouement de l’histoire et la résolution finale.
  • L’amour : présenté comme le seul élément pouvant transcender le temps et l’espace.

Dialogue clé à 1h28, Amélia : « L’amour serait la marque d’une dimension supérieure que nous ne pouvons pas encore percevoir… de toutes les choses que nous percevons, seul l’amour transcende les dimensions temporelles et spatiales ».

Subtilité scénaristique : en début de film, aux abord d’une falaise (notion de trou), Cooper guide Murphy à faire atterrir un drone de l’armée indienne. A la fin du film, Cooper aide à nouveau Murphy à résoudre l’équation, donc à mettre en oeuvre le plan A, qui vise à déplacer l’humanité à travers un trou noir vers un autre monde viable. Cette similarité entre entre ces deux scènes importantes en début et en fin de film signe une grande subtilité scénaristique.

Climax très réussi lorsque Cooper retrouve sa fille, devenue plus âgée que lui, en tenant sa promesse faite en début de film (la boucle est bouclée).

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Comprenons-nous le temps et ses enjeux pour l’homme?

Notre langage moderne accorde au temps de multiples modalités : biologique, psychologique, météorologique, géologique, cyclique… Ainsi, régulièrement nous attribuons au temps des attributs qu’il ne possède pas. En effet qu’est-ce vraiment le temps si il dispose d’autant d’attributs (de « je n’ai pas le temps » à « quel temps fait-il »…) ?

Qu’en est-il du traitement du temps dans Interstellar ?

Dans l’œuvre de Christopher Nolan, le temps est une dimension physique telle que l’enseigne la théorie de la relativité, faisant de notre monde un monde à 4 dimensions : longueur, largeur, hauteur, et temps. De même que la gravité entraîne la chute des corps, nous pourrions ainsi traverser le temps en sachant qu’en fonction de la vitesse à laquelle nous nous déplacerions, le temps se contracterait ou s’allongerait. Cette théorie est de toute première importance pour la réalisation du film, coproduit par Kip Thorne, astrophysicien américain. L’objectif est alors le voyage interstellaire.

Galilée (1564-1642) est le premier à introduire la notion de temps en physique. Dans les équations le temps est ainsi symbolisé par un t et matérialisé par une flèche qui va du passé, présent au futur.

Élaborée en 1905 par Einstein (1879-1955), la théorie de la relativité restreinte établit l’existence de l’espace-temps telle une entité statique dénuée de mobilité. Dans une telle perspective, c’est le déplacement de l’observateur dans l’espace qui génère l’illusion du temps qui passe, impliquant l’existence de tout temps des évènements passés et futurs. C’est l’univers bloc.

Aussi, qu’est-ce donc que le temps… ?

Etienne Klein, physicien et auteur de nombreux ouvrages dont «Le facteur temps ne sonne jamais deux fois» déclare à propos du temps, tel qu’Einstein le concevait: «La partition est écrite mais c’est son exécution qui la temporalise».

Conjointement, la physique nous indique que le temps serait apparu lors du Big Bang et créée en « même temps » que l’espace et l’énergie.

En 1911, Paul Langevin, physicien français, fait une expérience de pensée déterminante visant à nous éclairer sur les implications de la théorie d’Einstein : le paradoxe des jumeaux.

Un jumeau reste sur terre et l’autre s’en va dans une navette spatiale se déplaçant à une vitesse proche de la vitesse de la lumière (vitesse lumineuse). L’expérience démontre que le temps écoulé pour le jumeau resté sur terre passe plus rapidement. Se déplacer à une vitesse proche de 300.000 km/seconde fait ralentir l’horloge du 2ème jumeau. Cette expérience est scientifiquement démontrée par l’usage de l’horloge atomique. Ainsi, le jumeau resté sur terre bénéficie d’une vitesse de déplacement bien inférieure à celle de la lumière (vitesse sous lumineuse inférieure à 300.000 km/seconde). Pour le jumeau resté sur terre, 1000 ans pourraient correspondre par exemple à 10 ans passés par le second jumeau dans la navette. Dans Interstellar, lorsque Cooper rejoint Murphy, c’est très précisément la loi de la relativité qui est exprimée. Néanmoins, si l’expérience de Langevin fait état de 2 jumeaux, dans Intersllar il n’y a « en début d’expérimentation » qu’un unique Cooper. Aussi, quitter la terre en navette spatiale et se retrouver, après traversée d’un trou de ver, face à soi-même dans l’infiniment petit et dans un temps passé, semble au minimum être une extrapolation audacieuse du paradoxe des jumeaux de Langevin.

Interstellar et notre présence dans le futur : La multi-dimension de l’être humain

Les êtres conduisant Cooper et son équipage vers le trou noir émaneraient du futur, notamment de la 5ème dimension. Cooper réalise en expérimentant l’infiniment petit que ces êtres seraient nous-mêmes dans le futur, tentant de sauver les humains d’une planète en perdition…

Comment concrètement donner sens à une telle hypothèse dans la vie quotidienne ?

Avant d’étayer celle-ci, rappelons-nous que dans 2001 Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick, la réalisation avait retenu cette hypothèse avec David Bowman (Keir Dullea) qui se retrouve face à une autre occurrence de lui sur Jupiter, dans un temps qui n’est pas le même que celui qui s’écoule sur Terre. Un déplacement rapide (ex vitesse lumineuse) nous rapproche du futur.

Quelques exemples observés :

  • En se rendant à l’église Saint Nicolas des champs, Paris 4ème, nous faisons le constat suivant : des prêtres guérissent dans l’instant de nombreuses personnes atteintes de différentes pathologies. Cela a lieu tous les jeudis. Des milliers de personnes peuvent en témoigner. Cela se passe précisément comme si, dans l’instant, il était possible de changer une réalité par une autre. Par exemple en remplaçant un présent par un autre disponible ailleurs à l’état de potentialité (nous serions dans un autre temps ou peut-être absence de temps à la fois guéri et/ou malade). Comment-est-ce possible ?
  • Dans l’histoire, il existe de nombreuses prophéties  (Christique, Nostradamus, Papales, Mariales, Edgard Cayce…) nous annonçant le futur. Comment leur donner sens ?
  • De nombreux voyants, médiums, annoncent avec précision le futur. Comment-est-ce possible ?
  • Un thème astral réalisé par un initié peut révéler avec détail notre chemin de vie. Comment est-ce possible ?

Est-ce que leurs auteurs, dans leur présent, ont accès à une temporalité futur, ou une forme d’intemporalité, dans laquelle les évènements se seraient déjà déroulés, donnant pleinement sens à la théorie de la relativité restreinte d’Einstein (tout est de tout temps)?

Platon le premier dans l’allégorie de la caverne nous enseigne que notre perception de la réalité ne serait que le reflet d’une autre réalité déjà écoulée. La réalité que nous percevons dans le présent aurait-elle toujours un temps de retard faisant des observateurs du futur de potentiels sauveurs ?

Dans Interstellar, il nous est indiqué que cette autre réalité est nous-même, dans un temps futur.

La multi-dimension de l’être humain dans le passé

Peut-on remonter dans le passé ? Si oui, de quelle façon ?

  • L’hypothèse de la réincarnation et d’une mémoire karmique

Certaines personnes témoignent de connexions à des vies passées (voir par exemple le film Manika, une vie plus tard relatant le cas « Shanti Devi »). Des chercheurs ont ainsi attiré l’attention sur la probable existence de la multiplicité de nos vies passées (travaux de Ian Stevenson sur l’hypothèse de la réincarnation, Jim Tucker… ).

  • Les thérapies trans-personnelles

Si un prêtre peut favoriser par une communion extatique une guérison, une régression hypnotique peut dans le cadre d’une thérapie trans-personnelle également générer une guérison. De nombreux cas sont évoqués par des thérapeutes, chercheurs (voir par ex les travaux de Michael Newton en hypnothérapie).

Comment pouvons-nous accéder à un passé qui, dans l’instant, changerait notre présent ?

Hypothèse de notre présence simultanée dans des temps se déroulant en même temps mais à des vitesses différentes

Revenons à l’exemple du paradoxe des jumeaux et imaginons qu’à la place  du 2ème jumeau se déplaçant à une vitesse proche de celle de la lumière (vitesse lumineuse) nous disposerions d’une occurrence qui, dans son temps à lui, nous informerait : L’hypothèse serait alors celle de notre présence simultanée dans des temps se déroulant en même temps mais à des vitesses différentes. Nous aurions ainsi un autre nous dans un autre temps.

Quelle en serait la résultante ? Comme dans Interstellar (intervention des humains de la 5ème dimension) ou encore 2001 odyssée de l’espace (seconde occurrence sur Jupiter), notre autre partie de nous-même se déplaçant plus vite serait apte à nous délivrer, dans l’instant et dans notre temps à nous, des informations relatives à notre passé, notre présent et notre futur. Nous pourrions ainsi, grâce à une connexion réussie avec notre occurrence (par la prière, méditation, ouverture de nos canaux médiumniques..) réussir à disposer d’informations favorables émanant du passé et/ou du futur explicitant ainsi guérison, changements rapides.

Audace imaginative ou chimères ésotériques ?

Beaucoup de critiques (matérialistes, critiques cinéma…) crient à l’imposture des assertions relatives à la multi-dimension et son expression dans le temps. Qu’en disent certains physiciens ?

Au cours de leurs travaux scientifiques, Régis Dutheil et Jean-Pierre Garnier Malet, tous deux physiciens français, ont élaboré des représentations très précises d’univers fonctionnant à des vitesses sous-lumineuses (en dessous de 300.000 km/seconde), lumineuses (vitesse de la lumière), superlumineuses (au-delà de la vitesse de la lumière). Leurs théories sont développées dans les ouvrages suivants : « L’homme super lumineux », « L’univers superlumineux » et « La médecine superlumineuse » (édition SAND) ou « Changez votre futur par les ouvertures temporelles », « La force de l’invisible, la science du déboublement du temps » et « Le double, comment ça marche ? ».

Ainsi dans L’Homme superlumineux, le professeur Régis Dutheil et sa fille Brigitte indiquaient :

«Tout dans l’univers, depuis la plus minuscule des particules jusqu’à la plus gigantesque des galaxies, obéit à une construction tripartite : une partie sous lumineuse, une partie superlumineuse, séparées par une frontière lumineuse, le mur de la lumière. Tout est fonction de la vitesse des particules : inférieure à la lumière, supérieure à celle de la lumière, ou égale à celle de la lumière ».

Dans sa théorie du dédoublement, Jean-Pierre Garnier Malet nous indique que nous disposerions d’un double (agguelos), autre nous dans le passé qui dans son temps à lui forge notamment nos intuitions, nos prémonitions ou assure encore notre instinct de survie. Ce double, grâce à l’existence d’ouvertures temporelles, serait en mesure de nous apporter des informations salutaires. La théorie, extrêmement élaborée, nous convie également à nous questionner sur la nature exacte des informations dont nous pourrions disposer en provenance du futur…

Un même observateur peut-il vraiment voyager dans sa propre temporalité ?

Cependant, les  physiciens sont aujourd’hui partagés sur l’hypothèse qu’un même observateur puisse voyager dans son propre temps et modifier son passé et/ou futur. Il s’agit néanmoins bien de la trame retenue dans Interstellar avec Cooper, qui après s’être déplacé à grande vitesse pour ensuite arriver au sein de sa bibliothèque caractérisant l’infiniment petit, a réussi à modifier le passé et transmettre un message à sa fille Murphy pour sauver les humains. La perplexité de certains physiciens sur une telle possibilité a donné lieu au « paradoxe du grand père » signifiant que si un observateur retournait dans son passé, dans quelle mesure ne pourrait-il pas empêcher la réalisation de sa propre destinée ? En effaçant par exemple sa lignée et en ôtant la vie à un de ses ancêtres : son grand-père…

La multi-dimension de l’être humain : expression d’une simultanéité de présence dans des de multiples temporalités fonctionnant à des vitesses distinctes

La physique contemporaine de l’infiniment petit et celle de l’infiniment grand ont du mal à s’accorder dans leurs équations. Et s’il s’agissait d’une histoire de Temps et de Mesure de celui-ci?

Aussi, un observateur qui disposerait d’une autre part de lui (ou occurrence de lui-même) dans deux autres temporalités distinctes, fonctionnant à des vitesses sous lumineuses, lumineuses et/ou superlumineuses (dans des temps qui ne seraient pas les mêmes), la problématique ne serait-elle pas résolue au regard de la loi de la relativité ?

1 jour sur terre correspondrait à un temps beaucoup plus long dans le temps de l’occurrence se trouvant dans le passé. Aussi, un même observateur pourrait disposer d’une information salvatrice communiquée par son occurrence dans le passé, parce que dans son temps, cette occurrence disposerait du temps nécessaire pour expérimenter plusieurs futurs potentiels. Dans Inception, Christopher Nolan avait déjà tenté d’explorer le sujet, cette fois-ci dans le temps du rêve. Mais remémorons-nous, nous étions à nouveau sur le registre de l’unique observateur. Dans le film, Cob endormi est aussi Cob qui rêve. Si dans la phase du sommeil paradoxal propice au rêve, notre corps astral se détache pour rejoindre d’autres plans, il convient de le distinguer d’une seconde occurrence et/ou troisième occurrence vivant en permanence dans une autre temporalité.

Une mise en perspective cohérente de la multi-dimension humaine : l’homme septénaire

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La théosophie, en se basant sur certaines traditions indiennes séculaires, nous convie à appréhender la multi-dimension de l’être humain de façon unitaire et non partielle. Dans cette représentation, sept corps s’interpénètrent, allant du plus dense au plus subtil. De façon courante, l’homme se perçoit au travers du prisme du quaternaire (carré/rectangle) où s’expriment ses corps les plus denses : Soma (physique énergétique), Psyche (émotionnel, intellectuel). Aussi pourrait-on dire, d’un certain point de vue, que l’homme moderne est allé au bout de son quaternaire, de sa matérialité.

Les critiques les plus vives viendront toujours de personnes n’ayant pas pris conscience de la dimension ternaire de l’homme.

Vers un changement de paradigme

Appréhender la multi-dimension de l’être humain c’est entendre l’impératif de laisser s’unifier ternaire et quaternaire permettant au Nous de s’exprimer pleinement : l’homme comprend alors que tout est lié et que chaque individu respirant le même air participe d’un corps unique, conçu pour le rapprocher du divin… Nous sommes alors bien loin de la division, fruit d’une entropie (désordre grandissant) relative à notre temporalité. Dans 2001: l’odyssée de l’espace, 7 corps lumineux représentant des tétraèdres apparaissent juste avant l’entrée de David sur Jupiter. Pourquoi  ?

Pour nous signifier que c’est dans l’unification de notre être que nous pourrons transcender la matière, à l’aide de notre corps lumineux…

Le futur vient avant le présent

Dans une telle perspective, le futur qui se déroule à une vitesse plus rapide que le présent (ce qui est différent du ralentissement de l’horloge lorsque s’accélère le temps), ne vient donc pas après le présent, mais avant…(cf l’ouvrage de Philippe Guillemant, physicien français, « La physique de la conscience »). Nous comprenons tous que ce qui va plus vite arrive avant. C’est très exactement ce qui se passe pour le futur comparé au présent. Ainsi, lorsqu’un médium disposant de son canal médiumnique ouvert annonce un futur à un consultant, ce n’est que l’une des applications de cette loi physique évoquant la multi-dimension de l’être humain : sa présence sous des formes distinctes au sein de temporalités fonctionnant à des vitesses qui ne sont pas les mêmes.

Dans la représentation de l’homme septénaire, le futur se positionne en amont et en s’engageant en direction du Nous (ternaire) : Nous devons évoluer vers le ternaire. Dans Interstellar, les êtres dits de 5ème dimension en étaient l’illustration dans leur tentative d’aider les humains, notamment en mettant à notre disposition un trou de ver.

Néanmoins, il y existe des écueils :

  •  Celui de la potentialité. Ce futur annoncé et qui s’est déjà déroulé (donc devient du passé par rapport à notre présent) nous appartient. Ce n’est pas parce qu’un futur pré existe à l‘état de potentialité qu’il va se produire dans la temporalité du présent. La construction du futur dans notre temporalité, par l’intermédiaire de notre libre arbitre, appartient à l’être humain. S’il nous arrive d’être prévenu en rêve ou en par de multiples autres biais (synchronicités, prémonitions), cultiver une pensée juste demeure indispensable:

En voici une illustration dans la prédiction du Christ à Pierre :

« En vérité je te le dis : toi, aujourd’hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. »

Pierre, en ayant pleinement conscience de la connexion du Christ avec sa multi-dimension, aurait pu éviter le reniement. Mais sa foi en la multi-dimension fut insuffisante.

De nos jours, le culte de la densité, de l’argent, de l’extérieur, du voile jeté sur une conscience humaine très partielle ne conduirait-elle pas au même reniement ?

  • Sommes-nous bien sûr que tout ce qui proviendrait d’autres temporalités convienne aux caractéristiques humaines ? L’être humain a-t-il besoin d’une telle escalade technologique?

La technologie : voie salvatrice pour quitter notre espace-temps  ?

Avec 2001 Odyssée de l’espace, Stanley Kubrick nous invite dans une remarquable habileté à nous interroger sur l’intérêt ultime de la technologie pour l’humanité. Dans Interstellar, c’est encore la technologie qui sauve les humains d’une terre devenue moins hospitalière.

Quel est le but réel de la technologie ?

Jean-Pierre Petit, physicien aujourd’hui décédé, avait pris des positions audacieuses sur l’existence d’autres mondes que celui des humains (extra-terrestres). Dans son interview titrée «L’idée la plus importante que j’ai eue de toute ma carrière», il déclarait : «Si la conquête solaire n’est pas la fin de l’histoire, ça veut dire qu’un jour on ira dans les autres systèmes solaires… Si on veut quitter notre caillou, il faut le faire avec un attribut technologique et moi je dirais même la chose suivante, la technologie c’est fait pour ça… La technologie c’est fait pour les voyages interstellaires, comprendrons-nous à temps ? »

Nous souhaitions terminer cette évocation de la temporalité avec cet homme hors du commun qui nous a transmis un héritage intellectuel d’une grande portée. Aujourd’hui nous usons de la technologie sous des formes multiples, du plus banal au plus complexe mais comprenons avec acuité son objet ultime ? Imaginons un seul instant que son origine ne soit pas simplement terrestre et que d’un autre temps, comme dans Interstellar, un autre, disons notre âme pour terminer sur une note eschatologique, tente de nous informer d’enjeux imperceptibles aux communs des mortels. Demandons-nous quel serait le sens ultime de son intervention? Nous ne doutons pas un seul instant de l’aptitude la communauté humaine à relever les défis les plus héroïques.

Mais :

 Comprendrons-nous à temps… ?

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2 réflexions sur “Interstellar

  1. Thierry Fortini. Whahouuu….!!! Vos commentaires me laisse perplexe. Le film a une facture narrative très classique mais peut se faire relativement peu user-friendly dans le temps qu’il prend pour traiter ses thèmes et détourner le principe de set-piece. On ne peut nier un léger ventre mou mais on reste fasciné tout le long par ce voyage interstellaire, avec son parti-pris encore plus jusqu’au-boutiste que Gravity sur le son et ses designs galactiques conçus à partir d’équations scientifiques authentiques. Il faut voir ce passage auprès de Saturne et les choix inattendus de la bande sonore. Soit dit en passant, Hans Zimmer n’avait pas menti. Sa partition pour Interstellar change complètement de ces précédentes collaborations avec Nolan. L’artiste confère toute sa majesté au film en troquant les cordes pour l’orgue d’église, confinant l’expérience au divin. Parce que le divin, lui, est complètement absent de ce film célébrant la science et la rationalité. Et l’Homme. Seul capable de se sauver. Mais derrière l’aspect cérébral se cache une expérience sensorielle. Les « scènes d’action » à proprement parler sont rares mais on retiendra toutefois cette séquence d’amarrage absolument incroyable, en partie grâce à la musique tonitruante qui d’un coup explose avec des coups de synthé ’80s devant davantage à Tangerine Dream qu’autre chose. Des frissons. Des frissons, des larmes, des idées. La conciliation du métaphysique avec la physique quantique, la conviction qui traverse les générations, se transmet de pères en filles, assure la pérennité de l’Humanité. Brutalement honnête, empreint d’une certaine noirceur dans sa tristesse néanmoins contrebalancée par cette rage optimiste lancinante, au même titre que le poème de Dylan Thomas (un peu trop souvent) rabâché tout le long, Interstellar est d’une densité et d’une beauté, dans le fond comme dans la forme, absolument terrassantes. Pour les passionnés…uniquement. Bonne soirée. https://www.youtube.com/watch?v=Y9E4eSNNsrs

    J'aime

    1. Bonjour Thierry,

      Nous vous remercions de votre retour et de la richesse de son contenu. Les commentaires réalisés sur notre site visent, à la lumière du 7ème art, à partager sur la multi-dimension de l’être humain.
      Les films retenus le sont pour leurs indéniables qualités, malgré parfois des échecs commerciaux. Ainsi, nous situons nous essentiellement sur l’apport potentiel métaphysique de l’œuvre. Pour ce faire nous proposons une analyse relevant d’une approche multidisciplinaire, notamment philosophique, scientifique, artistique. Nous proposons conjointement un éclairage d’auteurs et chercheurs travaillant à révéler l’aspect spirituel de l’homme. Nos différentes sources sont systématiquement mises à la disposition du lecteur, afin qu’il puisse, si il le souhaite, en mesurer la pertinence et approfondir sa propre réflexion sur les thématiques évoquées. Pour de multiples raisons, dont celles que vous évoquez, Interstellar est une œuvre d’une grande qualité cinématographique. Mais, tel que nous nous employons à le signifier dans le commentaire, il nous semble que la véritable quintessence du film emmène le spectateur au-delà d’une appréciation subjective de l’œuvre, fut-elle experte. Telle la toupie de Cobb que nous ne voyons pas réellement tomber en scène finale d’Inception, avec Interstellar Christopher Nolan nous convie une nouvelle fois à prendre la mesure exacte de la réalité que nous percevons avec nos 5 sens.

      Cordialement,
      Thierry AUGUSTIN

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