Cloud Atlas

film cloud atlasSortie en salles : 2012

Réalisateurs : Tom Tykwer, Lana Wachowski

Acteurs : Tom Hanks, Halle Berry

Synopsis sur Allociné

Bande-annonce en VF  /  Making-off en VO  /  Interview des acteurs et de T. Tykwer

Récompenses : 3 nominations (Longs métrages – Hors-compétition au Fantasctic’Arts 2013, Meilleure musique aux Golden Globes 2013, Avants premières mondiale au Festival International du Film de Toronto 2012)

Se procurer le film : sur Amazon, sur la Fnac

Le commentaire de T. Augustin

Mon coup de cœur :

videos-seo-abondance violetAmour    videos-seo-abondance violetConscience    videos-seo-abondance violetRéalité quantique    videos-seo-abondance violetRéincarnation


Chef d’œuvre.

Adaptation du roman de David Mitchell, paru en 2004 : La cartographie des nuages. La réalisation est assurée par Tom Tykwer, Andy et Lana Wachowski (Matrix). Cloud Atlas fait l’apologie du lien en tout, situations et protagonistes, au-delà du temps. Les différentes histoires sont imbriquées du passé au futur. Des informations seront données du futur, c’est le cas notamment de la musique Cloud Atlas reçue en rêve par Ayrs au 20ème siècle en Belgique, alors qu’elle était diffusée au XXI ème siècle sur Neo Seoul. Les réalisateurs  posent d’emblée l’existence de nos multiples vies simultanées. Cloud Atlas est sans un conteste un film à part faisant de l’auteur du roman, David Mitchell, bien plus qu’un visionnaire. Mais alors, d’où provient une aussi belle inspiration?….

Pour y répondre, nous vous proposons une synthèse des histoires sur chacune des périodes et un éclairage sur les archétypes des principaux protagonistes. Nous aborderons ensuite la nature des liens révélant le caractère multi-dimensionnel de l’être humain retenu ici pour narrer l’histoire.

1849

CLOUD ATLAS L’ŒIL DE L’AME EST PLUS FORT QUE TOUT
« L’oeil de l’âme est plus fort que tout »

Adam Ewing (Jim Sturgess) est avocat. Il quitte la Nouvelle Zélande et rejoint en goélette San Francisco. Il est soigné par le Docteur Henry Goose (une des interprétations de Tom Hanks) suite à une infection au cerveau générée par un vers. Ewing défendra un esclave en fuite, Autua.

Cette partie de Cloud Atlas est retranscrite à partir du journal de bord d’Adam Ewing, par ailleurs inachevé, que nous retrouverons plus tard dans l’épisode de 1936, avec Robert Frobisher.

Signe distinctif d’Adam Ewing : comète sur la poitrine.

1936

CLOUD ATLAS FROBISHER FACE AUX INSULUTES DE VYVYAN AYRS SUR SON HOMOSEXUALITE
Frobisher face aux insultes de Vyvyan Ayrs sur son homosexualité

Robert Frobisher (Ben Wishaw), pianiste et compositeur, rejoint en Belgique Vyvyan Ayrs (Jim Broadbent), compositeur. Frobisher est homosexuel et entretien une correspondance avec son ami Rufus Sixsmith. Il a une relation sexuelle ponctuelle avec Jocasta (Halle Berry), l’épouse juive d’Ayrs. Jocasta  n’a pu vivre une idylle amoureuse avec un musicien allemand (Hugo Weaving). C’est ce dernier qui présentera Jocasta à Ayrs. Vyvyan Ayrs entendra en rêve (venu du futur) une mélodie. Après avoir composé le sextuor nommé Cloud Atlas, mélange d’inspiration venu du futur et génie de Frobisher (qui intuitivement comprend les multiples vies), Frobisher fait une déclaration amoureuse à Ayrs, qui l’éconduit. Frobisher se suicidera peu après tandis que son ami Sixsmith s’apprête à le rejoindre.

Sous la baignoire de Frobisher se trouve le journal de bord d’Ewing, utilisé pour stabiliser celle-ci.

Signe distinctif de Frobisher : comète au bas du dos.

1973 San Francisco

Louisa Rey (Halle Berry), journaliste au Spyglass, mène une enquête sur Seaboard Corporation. Elle est la fille de feu Luther Rey, journaliste de renom, ayant réalisé un reportage sur la guerre du Vietnam.

Seaboard projette d’ouvrir une centrale nucléaire en Californie. Un article scientifique alarmant est rédigé par Rufus Sixsmith, sur ce projet. Tandis qu’elle mène son enquête, Louisa Rey est surveillée par Joe Napier (Keith David) et pourchassée à la demande d’Alberto Grimaldi (Hugh Grant).

Luisa Rey (Jocasta en 1936) se procure le sextuor Cloud Atlas et est convaincue de connaître déjà cette musique (elle ignore avoir, dans sa précédente vie en tant que Jocasta, été l’amante de Frobisher).

Le genre retenu pour raconter cette histoire est le roman policier.

Signe distinctif de Louisa Ray : comète sur l’épaule.

2012 Londres

CLOUD ATLAS CAVENDISCH S’ECHAPPANT DE LA MAISON DE RETRAITE
Cavendish s’échappant de la maison de retraite

Timothy Cavendish (Jim Broadbent, qui joue également le rôle de Vyvyan Ayrs, le compositeur) est éditeur. Sa maison d’édition retrouve un peu d’essor après la parution de la biographie de Duster Hoggins. Toutefois, face à la nécessité d’apurer ses dettes, et au règlement de 50000 dollars de droit d’auteur à Hoggins, Cavendish se retrouve en difficulté. Il fait appel à son frère qui l’enferme dans une maison de retraite et le met sous tutelle à son insu.

Cavendish s’évade en compagnie d’autres pensionnaires.

Le récit de Cavendish deviendra une fiction visionnée un siècle plus tard sur Néo Seoul par Somni 451.

L’histoire est narrée du point de vue de Cavendish.

Signe distinctif de Cavendish : comète sur la jambe gauche.

Néo seoul, péninsule Corée 2144

SOMNI INDIQUANT QUE NOUS SOMMES LIES LES UNS AUX AUTRES DANS LE PASSE ET LE PRESENT
Somni : « Nous sommes liés les uns aux autres dans le passé et le présent »
CLOUD ATLAS  NEO SEOUL SOMNI ET HAE JO
Somni et Hae Jo

Somni 451 (Bae Doona) est un clone factaire, serveuse dans une chaîne de restaurant nommée Papa Song. Somni révèle que les factaires sont sacrifiées pour servir de nourriture à leurs semblables. Dans son insurrection, elle est accompagnée par Hae Joo Chang (Jim Sturgess), jeune officier scientifique de l’union rebelle. L’objectif de Hae Joo est de créer un factaire disposant du libre arbitre.  12 états et 4 colonies se rebellent. Somni est faite prisonnière et interrogée par un archiviste, puis exécutée. Son message deviendra planétaire et repris après la chute de la Terre.

Signe distinctif de Somni 451 : comète dans le cou.

106 ans après la chute

CLOUD ATLAS MERONYM ET ZACHRY
Zachry et Meronym

Zachry (Tom Hanks) vit dans une tribu. Cette dernière est victime d’attaques de cannibales, les Konas (le chef cannibal est interprété par Hugh Grant). La tribu vénère Somni 451 pour son rôle avant la chute. Meronym (Halle Berry) est Prescient, membre d’une civilisation avancée technologiquement. Les Prescients souhaitent adresser un message de détresse à d’autres planètes. Zachry aide Meronym à réaliser cette tâche. Meronym sauve la nièce de Zachry et ensemble, rejoignent une planète lointaine.Signe distinctif de Zachry : comète à l’arrière de la tête.

Durée du film : 2h 44

Cloud Atlas foisonne d’indications relatives à la multi-dimension de l’être humain. La réincarnation des différents protagonistes constitue le fondement de la trame narrative.

Des éléments précis vont permettre de lier les histoires :

  •  Signes distinctifs

À chacune des périodes, tous les personnages principaux portent le signe d’une comète.

  • Supports comme legs de vies passées

 Autre élément, les protagonistes principaux sont, grâce à de multiples supports, inspirés par leurs prédécesseurs. Frobisher lit le journal de bord d’Adam Ewing relatif à sa traversée du Pacifique, Louisa Rey acquiert le sextuor Cloud Atlas et lit les lettres adressées à Sixsmith. Timothy Cavendish lit le roman issu du reportage de Louisa Rey et Somni 451 voit le film retraçant les aventures de Cavendish.

  • Trames psychologiques identiques

Nous  retrouvons les archétypes de lutte tels que le combat contre la mort, l’esclavage, la domination. Par exemple Adam Ewing lutte contre la mort mais aussi contre l’esclavagisme défendu par son beau-père.  En résolution finale il trouve l’amitié (Autua), l’amour avec son épouse et l’emporte sur son beau-père.

  • Le triangle dramatique : victime, persécuteur, sauveur

Vous observerez que le personnage principal de chaque histoire est toujours victime d’un persécuteur (exemple de Frobisher confronté à Ayrs) et aidé d’un sauveur. Si Sixsmith arrive en courant pour retrouver celui qu’il aime, en résolution finale, Frobisher se suicide… Face aux assauts d’un persécuteur (réécoutez les atrocités prononcées par Ayrs envers Frobisher sur son homosexualité), l’amour ne l’emporte pas toujours…

Pour aller plus loin sur cette thématique, je vous renvoie à l’éclairage de l’analyse transactionnelle sur le triangle dramatique et aux travaux d’Eric Berne, psychiatre américain.

 Cloud Atlas est une habile réalisation permettant de lier, par des similitudes de plans et de situations, les différentes époques.

Autre point remarquable : la qualité des dialogues. Certaines séquences dialoguées méritent une profonde attention.

Nous en citerons quelques-unes, afin d’appuyer l’ambition de Cloud Atlas: nous convier à percevoir au-delà du temps et de l’espace, le principe intemporel gouvernant nos vies.

 51ème minute : propos de Somni 451 repris par l’abbesse clairevoyante  (Susan Sarrandon)

«Sachant que notre vie n’est pas la nôtre, du berceau au tombeau nous sommes liés les uns aux autres, dans le passé et dans le présent. Et par chacun de nos crimes, par chacune de nos attentions, nous enfantons notre avenir.»

53ème minute : Autua (David Gyasi)

« Mais l’œil de l’âme est plus fort ».

Dans cette séquence, Autua indique à Adam Ewing, jeune avocat de retour sur un navire en direction de San Francisco, que celui qui sait voir outrepasse ses souffrances, sa corporéité. Autua est un esclave affranchi et sa remarquable intelligence fait qu’il perçoit au-delà du corporel, tandis qu’il est fouetté… Un regard suffit à faire naître, au-delà du temps, l’amitié avec Ewing*.

1h26 : Frobisher à Ayrs

« Ce sextuor est la seule chose que j’ai faite qui ait une quelconque valeur. Mais je sais que je ne l’aurais pas écrit si je ne vous avais pas rencontré. Il contient des mouvements entiers que j’ai composé en pensant à nos rencontres, plusieurs rencontres dans des vies successives à travers les âges. »

2h19 : Somni 451 ( Bae Doona)

« La nature profonde de notre immortalité réside dans les conséquences de nos actes et nos paroles. Nos actes se répartissent et s’accumulent continuellement dans l’infinité du temps. »

 

17-03-2016 21-44-24

* La vue, un des 5 sens usuels :

Le véritable organe de la vue est interne (corps astral) et non externe. Quelques remarques à ce propos : comment expliquer qu’en rêve, certaines personnes perçoivent le futur et de surcroit les yeux fermés.. ? (Ayrs entend la mélodie Cloud Atlas, voit des serveuses se ressemblant toutes… En rêve, il entend et distingue le futur, Neo Seoul.. ). Comment expliquer, dans le cadre d’une décorporation, que nous puissions discerner notre corps, l’environnement, tandis que nos paupières sont closes, tant sur le plan éthérique que celui de l’astral? Dans le cadre d’un flash, d’où provient l’image captée ? (prenez l’exemple de Georges Lonegan interprété par Matt Damon dans le film Au-delà, qui à l’aide de son troisième œil, voit le passé et le futur). L’expérimentateur d’un flash sait que le sens classique de la vue est momentanément interrompu pour céder la place à un autre type de vision.

Allons plus loin : percevons-nous les rayons infra-rouges ou les ultraviolets, les infra basses, dans notre quotidien ? Non. Certains animaux, oui. La rétine humaine par exemple, élément extérieur et composante de l’œil, ne capte qu’une zone limitée de longueurs d’onde, de l’ordre de : 0.4µ à 0.75µ-1µ= 0.001 cm (L’homme superlumineux, Régis Dutheil).

Seule l’existence de la composition multi-dimensionnelle de l’homme donne sens à ces facultés internes et non externes.

 Aussi, la vision septuple de l’homme attribue la vue, mais aussi les autres sens usuels physiques, à un autre aspect invisible du corps physique : le corps astral. « …car les organes réels qui servent à l’exercice de ces facultés se trouvent dans le corps astral, ceux du corps physique n’étant que les instruments mécaniques extérieurs pour établir la coordination entre la nature et les organes réels intérieurs ». Extrait de L’océan de théosophie, William Q Judge.

Pour davantage de détails, voir le schéma extrait de la géométrie sacrée de Stéphane Cardinaux (commentaire de Ghost).

Une partie de l’être humain, à sa mort, ne disparait jamais (champ H3) :

Le mathématicien, biologiste et thérapeute français,  Emile Pinel (1906-1985), a modélisé le fonctionnement de la cellule vivante, à l’aide d’équations mathématiques. Il fait la démonstration de l’existence de 3 champs intra-cellulaires magnétiques et électriques (H1, H2, H3).

Emile Pinel démontre que le champ H2 dispose de propriétés l’excluant du réel visible et lui accorde une fonction mémoire. H2 est ainsi  le siège du programme intracellulaire et à l’origine d’ordres. H2 est un donneur d’ordres pour H3, qui transmet ces derniers au champ H1. H1 est alors un exécuteur d’ordres.

Afin de comprendre l’enjeu essentiel de la démonstration, voici deux extraits de l’article  Les champs morphogénétiques (article en libre accès), de Doriane Dab, Docteur en médecine. L’article propose une synthèse des travaux de Jacqueline Bousquet, Docteur en Biologie-biophysique, chercheur au CNRS, et Serge Nahon, Doctorat en 3ème cycle  optique ultrahertzienne:

1 « Mais le plus curieux est qu’à la mort de l’individu les équations indiquent que deux de ces champs « meurent » mais pas le troisième. L’équation mathématique montre que les champs H1 et H2 « meurent ». Le champ H2 se déverse dans le champ de forme H3 et l’individu se retrouve « vivant » dans un champ fait de lumière. Il ne dispose plus de matière à prendre en charge et doit se « réincarner » si on lui fournit un champ de mémoire à animer ».

 

2 « Dans ce champ unitaire ultime, il n’y a ni temps ni espace. Ce champ vibratoire informationnel H3 se présente sous forme de vibrations porteuses d’informations immatérielles.

Le champ unitaire ultime renferme toute la mémoire d’une continuité de vie, autrement dit tout

  • ce à quoi nous nous sommes identifiés,
  • ce que nous avons accepté de croire,
  • ce que nous avons fait. »

 

 Cloud Atlas porte le titre du sextuor composé par Robert Frobisher. Le génie de Frobisher lui fait dire à 1h26 de film, que son œuvre est le fruit de ces multiples incarnations et rencontres avec Ayrs. Frobisher est d’une telle lucidité qu’il brave la mort en se suicidant, parce qu’il sait qu’il va revivre…

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